
Dans les sections bilingues, le professeur de L2 et le professeur de discipline non linguistique qui enseigne une partie de sa matière en L2 se doivent de travailler ensemble, en binôme, pour des raisons inhérentes au dispositif que l’on s’attachera d’abord à bien explorer.
Mais ce type de travail ne s’improvise pas, des règles et des repères doivent pouvoir être formulés si l’on veut que ce travail nécessaire soit «lisible» par l’élève et n’apparaisse pas comme une source de confusion et de malentendus.
Et il faut bien reconnaître que la littérature pédagogique est en ce domaine fort discrète, tant il est vrai que ce type de travail en binôme n’est pas très fréquent…
Le professeur de « discipline non linguistique » (DNL) qui enseigne en L2, doit pouvoir collaborer avec son collègue spécialiste de cette L2, pour le plus grand bénéfice de tous :
La formation proposée définira des principes, donnera quelques exemples ; mais surtout on entraînera les participants au travail en binôme en mettant en place des simulations qui seront analysées par le groupe.
D’une façon générale, on explorera les formes de collaboration en amont du démarrage de l’étude d’un thème en DNL (analyse de documents de vulgarisation par le professeur de L2 par exemple), puis pendant le déroulement de ce thème, et aussi au niveau de l’évaluation. (Quelles modalités pour évaluer parallèlement langue et matière ?)
Participants : De 12 à 20 au plan quantitatif, mais l’essentiel est surtout, au plan qualitatif, de privilégier la participation de binômes, c’est-à-dire de faire participer ensemble le professeur de L2 et le professeur de DNL en L2 du même établissement.
Durée : Une journée de travail peut suffire ; entre 6 et 8 heures. Mais on peut aussi travailler sur deux jours.
Lieu : Dans un lieu où les documents didactiques disciplinaires sont nombreux : établissement scolaire, centre de documentation etc.
Un binôme de professeurs qui travaillent ensemble dans un dispositif bilingue.